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Fiche technique rapide de Alone in the Dark 5

 

Test de Alone in the Dark 5

Même si Alone in the Dark fut le précurseur du genre Survival-Horror, voilà bien longtemps que la série d'Atari n’est plus montrée comme une référence dans ce type de jeu tellement l’aura d’un certain Resident Evil est importante. Domination encore plus renforcée depuis la mue Resident Evil 4 opérée sur Gamecube. Mais la firme Française n’a pas dit son dernier mot et après 4 longues années d’un développement chaotique, Eden Studio et Atari nous proposent enfin une suite en la personne de Alone in the Dark 5. Un jeu sur lequel l’éditeur compte énormément pour se refaire une santé mais au vu du rendu final particulièrement moyen, est-ce que cette suite y arrivera ? Explication avec les lignes qui suivent :

Comme tout bon Survival-Horror, Alone in the Dark 5 : Inferno nous plonge dans les méandres des ténèbres. L’histoire commence une nuit quand Edward Carnby se réveille dans un immeuble de New York aux alentours de Central Park. Malheureusement pour lui, il ne sait plus qui il est et ce ne sont pas les personnes qui s’apprêtent à se débarrasser de lui d'un coup de pistolet qui vont lui expliquer ce qu’il se passe dans le coin. C’est à ce moment là que surgit de nulle part une faille dans les murs qui semble dotée d’intelligence. Cette émanation maléfique qui détruit tout sur son passage semble en vouloir en particulier à ce pauvre Carnby !! Commence alors pour Edward une aventure aux frontières du réel dans un New York en plein chaos qui le conduira à découvrir les noirs secrets que renferme Central Park.

Si la trame générale de l’histoire tient à peu prés bien le joueur en haleine, il est par contre regrettable de voir quelques lieux communs dont nous aurions pu nous passer comme l’idylle qui va naître entre Edward et Sarah, une femme qu’il sauvera dans un ascenseur. C’est connu de tous, on tombe toujours follement amoureux de quelqu’un en à peine quelques heures lorsque le monde s’écroule tout autour de soit et qu’une horde de zombies est à nos trousses... Ajoutez à cela quelques dialogues largement éculés et vous comprendrez que même si la trame est intéressante, dans sa mise en scène, il y a quand même pas mal de petits ratés.

A noter que Alone in the Dark 5 est agencé comme une série. Le jeu est donc décomposé en 8 épisodes possédant chacun un résumé des épisodes passés et un générique de fin. Une façon très originale de narrer l’histoire dans un jeu vidéo. Vous pourrez d’ailleurs naviguer comme vous le voudrez entre les épisodes puisqu’ils sont dès le début tous débloqués. Donc si vous voulez commencer par le dernier épisode afin de voir le plus vite possible la fin, ce sera parfaitement possible. Le jeu en est d’ailleurs largement facilité, puisque si une scène vous pose problème, vous pouvez la zapper et passer à la suivante. Au final, le jeu étant assez mal foutu par moment, comme vous pourrez le lire plus bas, le joueur ne trouvera d’intérêt à se forcer à faire un épisode au complet que dans le fait de gagner un succès à la fin de l’épisode (dans la version X-Box 360 testée ici, naturellement).

Afin de créer un jeu vraiment impressionnant et novateur, Eden Studio a planché de long mois sur un nouveau moteur 3D : le Havoc. Cette petite perle en plus de créer des environnements plutôt jolis et bien sombres, a la particularité de gérer de façon naturelle certains éléments comme le feu qui par exemple se propagera en temps réel sur certaines surfaces inflammables. Cette technique va d’ailleurs amener bon nombre d’enigmes à résoudre prenant comme base le feu comme brûler des poutres nous bloquant le passage ou brûler une batte de baseball ou une chaise pour taper un ennemi.

Comme tout bon Survival-horror, Alone in the Dark 5 propose un grand nombre d’énigmes parfois assez dures à trouver mais au final bien pensées. Une des particularités du jeu est de pouvoir associer un grand nombre d’objets entre eux pour pouvoir créer différentes armes. Cela existe bien entendu dans les autres survival-horror mais le nombre de possibilités est là, largement décuplé. Création de cocktail molotov, essence versée sur les balles pour en faire des balles incendiaires, lance flamme avec un insecticide et un briquet, etc... Toutes les techniques sont bonnes pour cramer les ennemis qui ont la particularité de ne craindre exclusivement que le feu. A côté de cet aspect MacGyver plutôt bien fichu, le reste du gameplay fait preuve d’une énorme lourdeur. Alors que Resident Evil 4 à réussi à mettre du dynamisme dans sa jouabilité, Alone in the Dark 5 continue la grande tradition des survival-horror bien pesant dans leurs déplacements. Ce qui se traduit dans le jeu par des déplacements rigides, une caméra souvent à la ramasse, un système pour cogner les méchants avec des objets particulièrement hasardeux, trop de touches et de fonctions qui dans le feu de l’action nous font faire n’importe quoi, pire encore, un certain temps de réponses voir pas de réponses lors d’un ordre donné. On se retrouvera donc assez souvent à devoir appuyer une ou deux fois sur un bouton pour que notre personnage sorte son arme, court ou saute par exemple ce qui est plutôt mal venu lors de phases de plate-formes ou d’actions critiques. Devoir recommencer une dizaine de fois voire plus, la même scène à cause de ce temps de réaction mollasson est vraiment très frustrant et nous fait pester comme des damnés sur le jeu. Histoire d’atténuer en partie ce gameplay lourdingue, les développeurs ont eu la bonne idée d’implanter une vue à la première personne utilisable à n’importe quel moment. Exit donc les problèmes de caméra dans ce cas là. Le jeu est d’ailleurs plus agréable à jouer dans ce « mode FPS ». Pour un Survival-horror, c’est un peu limite...

Graphiquement parlant, le jeu n’a pas à avoir honte des autres productions sur X-Box 360. Les décors sont fouillés, les textures sont pour la plupart fines, pas mal de petits effets ici ou là. L’ensemble permettant de bien retranscrire le côté apocalyptique de New York. On pourra par contre se plaindre un peu de la modélisation des personnages. En effet, les visages ne sont pas particulièrement réussis et ce pauvre Carnby ressemble plus à un vieil alcoolique défraîchi plutôt qu’au beau gosse présent sur la jaquette.

Côté animation, le jeu n’est malheureusement pas toujours au top. On note par exemple, ici ou là, quelques petits ralentissements et durant les cut-scenes, quelques mouvements peu naturels. Pas d’énormes défaut toutefois.

Pour en finir avec l’aspect technique, il est indispensable de parler de la présence de bugs pour le moins gênants comme des événements devant se produire et ne se produisant pas au final. Lors de notre test, nous avons eu affaire par exemple à une voiture récalcitrante. Vers la fin de l’épisode 2, Carnby est bloqué dans un garage à moitié effondré et pour créer un passage, nous devons mettre le feu à une voiture coincée dans les gravas afin qu’elle explose et fasse voler en éclat les bouts de murs nous obstruant le passage. Malheureusement, à la première tentative, la voiture a refusé d’exploser malgré l’essence en feu. Dans ce cas là, pas d’autre solution que de relancer le jeu et espérer que le bug ne se reproduise pas.


Le tour du propriétaire est pratiquement terminé, ne reste plus qu’à parler de la durée de vie qui avoisine la dizaine d’heures si vous trouvez le courage de faire le jeu du début jusqu’à la fin ce qui est au final assez peu au vu des nouveaux standards introduits par Resident Evil 4.

En conclusion, que ressortir de cet Alone in the Dark 5 ? Un jeu à l’ambiance ténébreuse bien retranscrite, un découpage de l’histoire en épisode original mais tournant trop vers le casual, un gameplay primitif avec toutefois un petit côté bricoleur fort sympathique...
En soit, Alone in the Dark 5 n’est pas un mauvais jeu, il a quelques arguments à faire valoir mais il est fort regrettable de constater que l’ensemble est englué dans une mêlasse de défauts qui aurait dû être évitée. Au final, Alone in the dark 5 est juste un jeu frustrant et énervant, dommage...
Envoyé par Kail le 26/07/2008
 
 

Les points positifs

  • La gestion des flammes
  • Le côté MacGyver de Carnby
  • Le découpage en épisode
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Les points négatifs

  • Gameplay lourdingue
  • La possibilité de commencer n'importe où l'histoire et de zapper des scènes rendant la difficulté du jeu proche de zéro
  • Bugs
  • C'est qui le vieillard qu'on contrôle ?
  • Pourquoi les boutons répondent pas ?
  • Franchement énervant !!!
 
 

Les avis des lecteurs :

Aucune note n'a encore été attribuée par les lecteurs pour ce jeu.