Test de Bleach : Dark Souls
Alors que le premier opus a débarqué en Europe il y a seulement quelques mois de cela, nous vous proposons aujourd’hui le test import du fameux Bleach DS 2nd rebaptisé en Europe
Bleach : Dark Souls et qui est prévu pour le début de l’année 2009, soit seulement deux ans après sa sortie Nippone. On se demande bien pourquoi Sega met un tel temps d’adaptation pour un jeu pourtant majeur de la ludothèque de la DS puisqu'étant très certainement le meilleur jeu de combats de la Console. Explication au travers des quelques lignes ci-dessous.
Si vous n’avez pas eu l’occasion de jouer à
Bleach : The Blade of Fate, le premier opus de la série sur DS, il est semble t-il nécessaire de revoir un peu le gameplay de la série.
Bleach est un jeu de combats en 2D se jouant sur deux niveaux : le premier plan étant celui devant nous et un second plan étant situé juste à l’arrière. Notre personnage peut donc passer d’un plan à un autre par la simple pression d’une touche. Pratique quand on veut s’échapper des prises d’un adversaire nous ayant acculé sur un côté de l’écran. Ce système de double plans a un deuxième avantage, c’est qu’il permet des joutes à quatre personnages sans que se soit trop illisible à l’écran. Les concurrents peuvent toutefois se retrouver tous sur un même plan et pourquoi pas s’allier un instant pour éliminer un adversaire coriace.
Autres spécificités du Gameplay, les raccourcis sur l’écran tactile des coups spéciaux. Aux nombres de 6, 7 ou 8 suivant le personnage choisi (ce qui peut paraître assez peu par rapport à d’autres jeux du même genre), ces coups spéciaux peuvent donc être effectués par une simple pression de l’écran. Un système pratique pour les joueurs occasionnels n’arrivant pas à sortir les combinaisons de touches rituelles. Bien entendu, comme sur
Jump Ultimate Stars, l’utilisation du stylet est à proscrire puisque jongler entre les touches de droite de la console et le stylet demande trop de temps. Il ne faudra donc pas hésiter à tapoter avec votre pouce sur l’écran au risque de le salir un petit peu sinon vous aurez un temps trop important entre vos coups et le lancement de vos attaques spéciales laissant ainsi une ouverture pour le ou les adversaires. Surtout que le jeu est sur un rythme plutôt élevé...
L’écran tactile ne sert aussi pas qu’aux attaques spéciales puisque des cartes sont aussi à activer, elles vous permettront de booster une des capacités de votre combattant pendant un petit moment comme par exemple la vitesse, la force ou l’endurance. Le système des cartes est d’ailleurs complètement paramétrable puisque vous pouvez choisir quelles cartes mettre à votre personnage pour le combat. A vous donc de choisir quelles combinaisons de cartes vous correspondra le mieux. A noter que les cartes sont up-gradables.
En plus de se baser sur un gameplay particulièrement soigné, le jeu de Treasure s’avère assez complet puisque l’on retrouve les classiques du genre avec un mode histoire, un mode arcade, un mode entrainement, un mode online jouable jusqu’à 4, un mode multijoueurs en multicartes à 4 joueurs ou même en single cartes à 4 joueurs et avec tous les personnages sélectionnables, ce qui est bon à souligner.
Le gros du jeu un joueur se situe dans le mode histoire puisque c’est là que vous gagnerez des points pour acheter de nouvelles cartes et autres images pour le mode gallery, que vous débloquerez les personnages aux nombres de 28 allant aussi bien des héros indispensables comme Ichigo ou Rukia aux personnages plus anecdotiques mais bien marrant comme Gon en version lion en peluche et Bonny la femelle sanglier. Impossible de vous faire un petit speech sur l’histoire, le jeu étant en japonais et nos notions dans la langue du soleil levant se réduisant à peau de chagrin, il nous à été impossible de comprendre ce que racontaient les personnages. La seule chose dont nous soyons sur c’est que ce Bleach DS est un scénario alternatif se plaçant dans la chronologie de la série juste après les évènements de la Soul Society, nos héros n’étant pas encore repartis sur terre.
Techniquement parlant, le jeu se positionne comme un des plus beau jeu de combats de la console voir le plus beau. Les sprites des personnages sont parfaitement identifiables, bien réalisés et animés. Les décors agréables, animés et variés nous permettent de voyager dans différents lieux de la Soul Society.
Le jeu est comme indiqué plus haut très rapide et nerveux. Ce phénomène est d’ailleurs accentué par des attaques spéciales prenant parfois tout l’écran. Les coups ultimes des personnages sont quant à eux ponctués d’images fixes de gros plans des personnages du plus bel effet. Malgré les 4 personnages à l’écran et les différentes attaques spéciales, le jeu reste parfaitement fluide à une exception près : le mode Online qui est un vrai calvaire de ce côté là. Ce mode est presque injouable tellement le jeu rame. Phénomène sûrement dû à l’éloignement du serveur (Et oui, le Japon, ce n’est pas la porte à côté). Gageons que ce problème se verra régler dans la future version européenne.
Côté bande son, à part la musique du générique, la bande originale reste anecdotique comme c’est malheureusement trop souvent le cas dans les jeux de combats. Les bruitages sont par contre assez bien restitués. On retrouve avec joie les voix originales des protagonistes (En même temps, pour un jeu import, cela semble couler de source). On verra bien ce que nous réservera la version française pour ça...
Voilà des jeux que l’on aimerait voir plus souvent sur la petite console de Nintendo.
Bleach : Dark Souls est un jeu de combats respectant parfaitement sa licence. Dynamique, techniquement irréprochable sauf pour son mode online, accessible pour les néophytes grâce aux raccourcis des coups spéciaux, riche de part son nombre de personnages et la gestion des cartes, peu avare pour le multijoueurs avec un mode single-card très complet.
Bleach : Dark Souls vient se hisser sans difficulté au sommet des jeux de combats sur la portable à double écrans, il faut dire que la concurrence n’est pas bien rude. Il est encore plus dommageable de devoir attendre deux ans en Europe pour pouvoir apprécier ce petit bijou de Treasure et de maitre Sega.
Envoyé par
Kail le 21/06/2008