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Fiche technique rapide de Jet Set Radio

 

Test de Jet Set Radio

Voilà un petit moment que nous ne nous étions pas lancés dans le test d’un bon vieux jeu rétro. Chose maintenant réglée puisque voici sous vos yeux ébahis le test d’un des titres majeurs de la Dreamcast, j’ai nommé Jet Set Radio. Le titre est sorti en 2000 et a apporté une vrai révolution graphique : le cell-shading.

Avant de se lancer dans l’aspect « révolutionnaire » du titre, attardons nous un peu sur le principe du jeu et son histoire. Le gouvernement de Tokyo-to devient de plus en plus répressif et s’en prend systématiquement aux bandes de jeunes qui font du roller dans les rues. Face à cela, le Professeur K, DJ de la célèbre station pirate Jet Set Radio exhorte les jeunes à se battre pour leur liberté d’expression en défiant la police à travers les tags. Votre mission sera donc d’incarner une de ces bandes de jeunes, les GGs et de recouvrir la ville de vos tags.

Dans la pratique, le jeu est décomposé en missions qui devront être accomplies afin d’étendre le territoire des GGs face aux autres bandes de rollers et à la police. Durant les missions, vous vous trouverez dans une zone ou quartier et vous devrez soit trouver des éléments (mur, voitures, etc...), soit taguer, soit poursuivre vos adversaires pour les taguer et ainsi marquer de votre empreinte le quartier pour vous l’approprier. Pour faire les tags, en théorie, rien de plus simple, il suffit de se placer devant l’élément à peindre, appuyer sur la gâchette G et reproduire au stick les directions indiquées par les flèches apparaissant à l’écran. Malheureusement, dans la pratique, le tag n’est pas de tout repos car les forces de police mettront les bouchées doubles afin de vous en empêcher, tantôt en appelant à la rescousse un car de CRS, tantôt en vous lapidant avec un hélicoptère de l’armée. Tous les moyens sont bons pour vous arrêter.

Bien qu’étant particulièrement original dans son principe, le point le plus novateur dans Jet Set Radio revient aux graphismes. Pour l’occasion, Sega a carrément inventé un tout nouveau rendu de la 3D : le cell-shading. L’idée est simple mais brillante : faire que ce que l’on voit à l’image ressemble à un dessin animé et non plus à l’aspect plastique des productions traditionnelles. Dans les faits, l’image a des couleurs plus flashies, les éléments ont des contours noirs, le graphisme est simplifié. Résultat final ? Jet Set Radio réussit en grande partie son pari. On ne peut pas dire que l’on ait vraiment l’impression d’être dans un dessin animé mais le style utilisé donne une vraie identité au jeu. Le graphisme de Jet Set Radio est reconnaissable entre milles et c’est déjà un très bon point quand on voit l’uniformisation des productions actuelles. La méthode de rendu graphique fait maintenant les beaux jours de nombreuses productions utilisant des licences de manga (Dragon Ball Z, Naruto, One Piece...) ou des licences célèbres de RPG très typés manga comme Tales Of. Le cell-shading sera d’ailleurs prochainement à l’honneur dans des productions où on ne l’attendait pas forcément : Prince of Persia 4, Street Fighter IV. Sega a donc été l’initiateur d’un mouvement très profond dans le monde vidéo-ludique grâce à son Jet Set Radio.

Mais revenons un peu sur le jeu afin de finir de le décortiquer. Côté jouabilité, malheureusement, il n’y a pas que du bon. Le gameplay bien qu’étant correct n’est pas exempte de défauts. Déplacer son personnage en roller semble un brin poussif : manques de précision, de réactivité, de vitesse en général, rebonds sur les murs peu évidents... Les reproches pourraient être nombreux mais nous donnerions l’impression que le jeu est un raté total de ce côté là alors que ce n’est pas la cas.

Côté bande son, c’est un sans faute puisque la musique se fond parfaitement avec le style graphique très hip-hop. Les musiques du jeu sont d’ailleurs assez entraînantes même pour quelqu’un de réfractaire à ce genre musical.

Un petit point négatif de plus pour le jeu : la durée de vie. Il n’y a qu’un mode aventure (en solo uniquement, bien sûr) qui dure une quinzaine d’heures et rien d’autre. Un programme un peu maigre. La rejouabilité du titre est d’ailleurs à mettre un peu en doute puisque certaines missions (celles où l’on doit taguer ses adversaires) sont plutôt corsées et frustrantes à causes des quelques défauts du gameplay et l’on est bien content de s’en être débarrassé une fois achevées. Seul petit lot de consolation, un éditeur de tags permettant de créer ses graffitis réutilisables lors du mode aventure. Une façon sympa de personnaliser le jeu mais malheureusement, cet éditeur est particulièrement peu ergonomique.

Nous voilà maintenant arrivés à la fin de ce petit test de Jet Set Radio. Un jeu dont les innovations graphiques sont indéniables et dont l’originalité apporte un souffle d’air frais dans le petit monde du jeu vidéo trop habitué à fraguer du nazi durant la Seconde guerre mondiale. Un jeu qui peut se targuer d’avoir une identité propre mais qui est malheureusement desservi par quelques défauts ici ou là. En tout les cas, Jet Set Radio est un soft incontournable de la ludothèque de la Dreamcast et qui restera dans les annales pour son apport du cell-shading.
Envoyé par Kail le 15/05/2008
 
 

Les points positifs

  • Apparition du cell-shading
  • Une identité très marquée
  • Le roller et les tags, c'est groovie

Les points négatifs

  • Jouabilité parfois poussive
  • Durée de vie un peu courte
  • Editeur de tag mal foutu
 
 

Les avis des lecteurs :

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